Les comportements et les principes qui guident notre action s’inscrivent dans une approche interactionnelle et stratégique, non normative et non pathologisante des problèmes.

 

Le but d’une intervention systémique brève est que le client n’ait plus à se plaindre de la situation ou n’ait plus à faire appel à un intervenant pour la régler.

L’approche  systémique de Palo Alto considère les comportements jugés anormaux, voire pathologiques, comme des apprentissages liés à un contexte. Ils varient en fonction de la situation interpersonnelle de l’individu, ou des présupposés de l’observateur. Ils ne sont pas considérés comme relevant du caractère immuable d’un individu.

A la différence d’autres approches, si l’on admet qu’on ne peut comprendre un segment de comportement que dans le contexte où il se produit, les termes “saint d’esprit” et “aliéné mental” perdent pratiquement leur sens comme attributs d’un individu.

De ce point de vue, les comportements qui posent problème apparaissent appropriés à un ensemble d’interactions en cours. Ils sont envisagés comme une réaction possible à un contexte, où la communication et les relations sont dans une impasse.

A partir de cette compréhension interactionnelle des difficultés, notre objectif est de donner une autre nature (communicationnelle et relationnelle) d’explication à des comportements considérés comme problématiques, voire pathologiques.

 

L’intervention est responsabilisante.
Elle positionne les personnes accompagnées comme acteur de leur changement plus qu’ayant besoin d’une aide ou d’une protection.

L’intervention se fonde sur une demande formulée par une ou des personnes qui se plaignent d’une situation.

L’intervenant facilite la mise en œuvre des moyens de faire disparaître le problème ou de mieux le supporter au point de ne plus s’en plaindre.

 

Le problème n’est pas le ou les individus, mais les comportements mis en place pour tenter de résoudre le problème.  L’ensemble de l’intervention consiste à bloquer ces comportements inefficaces, à travailler sur les pensées et émotions qui poussent la personne à réagir d’une manière qui alimente involontairement le problème.

Notre démarche respecte la position de chacun, conduit à l’autonomie, privilégie une économie des interventions.

L’approche interactionnelle et stratégique participe d’un changement de société au sein duquel les relations et les personnes sont privilégiées.